Bienvenue sur le site de l’INAPARAD

Bienvenue sur le site officiel de l’Inventaire national des paratonnerres radioactifs. Par commodité ces appareils durablement toxiques seront surnommés « parads ».

Ici nous les « chassons » afin d’alerter leurs propriétaires – souvent ignorants – de ce qu’il y à de mauvais leurs têtes. Partout en France notre micro-action utile à l’environnement est devenue un « safari radium collectif ». Ce grand jeu citoyen et instructif attire l’attention sur des objectifs toujours fascinants. A faire en famille !!!

Participer c’est gratuit et c’est ici !

Pourquoi un inventaire: 40.000 parads a retrouver!

Dispersés aux quatre coins du territoire, les parads n’avaient jamais été recensés. Alors, comme ailleurs déjà, la France devrait fixer un programme de dépose par arrêté ministériel.  Mais 40.000 parads a traiter, ce n’est pas rien. Des priorités s’imposent; a commencer par les appareils les plus endommagés sur les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite …

Fédérateur et non polémique

Plus de 200 « Chasseurs volontaires » pourront-ils relever ce défi ? En 2011, les organismes en charge du radioactif croyaient qu’il était « impossible à relever ». En 2015, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) soutiennent l’initiative; au même titre que le Réseau sortir du nucléaire.

Précision savoureuse, ce mode opératoire ne coûte rien aux contribuables.

Vous avez dit radioactif ?

Les paratonnerres protègent les bâtiments des effets destructeurs de la foudre en drainant son énergie vers la terre. Ils seraient plus efficaces quand l’air qui environne leur pointe est fortement ionisé.

Au début du XXe siècle, la technique d’ionisation sensée augmenter la conductivité électrique de l’air consistait a annexer aux paratonnerres des éléments radioactifs tels que le radium-226 puis l’américium-241 à partir des années 1970. Ce n’est qu’au cours des années 1980, les technologies électroniques ayant pris le relais, que l’on admit la dangerosité du procédé initial, interdit depuis le 1er janvier 1987.

Des centaines de milliers dans le monde ?

A lui seul, entre 1936 et 1986, un fabriquant français de paratonnerres aurait fabriqué plus de 230.000 parads qui ont été vendus dans le monde entier, notamment aux ex colonies françaises. Selon nos sources1-2, tous modèles confondus, il en resterait  entre 30 et 40.000 dans l’Hexagone, certains ayant près de 80 ans. Leur nombre et  leur emplacement étant toujours imprécis.

Dans un cartable d’écolier!

Un bémol cependant: bien qu’il y en ait beaucoup, beaucoup trop, les premiers résultats de l’inventaire en cours montrent qu’il y en a sans doute moins que ce qu’estiment les experts. En revanche, les quelques dizaines de milliers qui restent se dégradent avec le temps. Nous avons constaté que certains ont perdu des radioéléments qui traînent sur les toits, à même le sol ou dans les réseaux d’eau pluviale. Plus grave, les sources radioactives — en principe scellées — peuvent aboutir dans un cartable d’écolier – c’est arrivé en Belgique après les tempêtes de 1999 – sur un bureau, comme porte-trombone, ou mis en vente sur Internet!

Sources orphelines à vie longue

Les radionucléides qu’ils contiennent sont cancérigènes et mutagènes. Pour les qualifier, les autorités et les scientifiques partagent deux vocables. Le premier, « FA-VL », est un sigle sèchement explicite qui désigne les déchets radioactifs de Faible-Activité à Vie-Longue. Euphémique, le second inspire la pitié: « Sources orphelines ». Il n’empêche, ces nocives orphelines sont nombreuses, dispersées et vieillissantes. L’inventaire, contribue à sa façon a débarrasser la planète de cet héritage insidieux.

Nocifs pendant des milliers d’années

Les autorités assurent cependant qu’ils ne présentent pas de danger là où ils se trouvent, haut perchés… s’ils sont en bon état. Elles admettent quand même qu’ils resteront nocifs pendant des milliers d’années. Par exemple, la « période » du radium 226 est de 1.602 ans, soit le temps nécessaire pour que sa radioactivité diminue de moitié. Ces radioéléments se nichent sur des clochers, des immeubles d’habitation, des sites agricoles et industriels, des bâtiments publics. On en trouve ainsi sur des hôpitaux, des crèches, des écoles, des maisons de retraite, des châteaux d’eau et finalement parfois, en déchetterie, dans la nature ou comme objet décoratif chez des particuliers.

Un risque ignoré

Trop souvent, les élus et ceux qui possèdent ces dispositifs ne savent rien d’eux. De même, les personnes qui par métier circulent sur les toits: charpentiers, couvreurs, poseurs d’antennes; mais aussi des pompiers, bien que certains Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) aient édité des fiches de procédure opérationnelle. Autrement dit, rares sont les personnes conscientes des risques.

AGIR

Localiser, prévenir, informer

En plus de la localisation, et de l’information abondamment traitées par ailleurs, l’inventaire prévient les autorités sur le territoire desquelles un parad est découvert. Le propriétaire de l’appareil est alors avisé de ce qu’il convient d’en faire. La traçabilité du déchet est ainsi améliorée, voire garantie.

Le succès de l’inventaire repose sur la mobilisation citoyens-médias et sur la qualité de l’information délivrée ici. Nous mettons donc tout en œuvre pour qu’elle soit aussi claire et complète que possible. Mais nul n’étant parfait, nous serons toujours ouverts aux critiques et suggestions, pour peu qu’elles profitent à la cause commune.

Le rôle des internautes

Au fil des pages, vous saurez tout ou presque sur ces appareils et la chasse que nous leur menons; vous apprendrez d’abord à les Identifier.

A l’exception de quelques rares grandes villes, où ils ont presque tous été déposés, vous ne manquerez pas d’en repérer. Faites-en alors deux ou trois photos et adressez-les-nous avec l’adresse postale du « trophée ». Après vérification, il apparaîtra sur la Carte en ligne.

Un clic sur Participer à l’inventaire et vous connaitrez la procédure a suivre.

Pour en savoir plus sur le sujet, reportez vous aussi aux pages Histoire, Loi, Lexique et foire aux questions « FAQ« .

Précision: nous n’entrons pas dans la polémique « pour ou contre le nucléaire » car selon nous, le mal étant fait, l’action, la réparation, prime les stériles rhétoriques.

Les liens ci dessous conduisent aux sites les mieux à même de débattre des origines techniques, économiques et politiques du problème. La page « Partenaires-Liens » Signale les organismes qui soutiennent l’opération et/ou que nous recommandons.

Bonne chasse !

Jean-Christian Tirat (administrateur du site)

Nos sources

1) INSTITUTIONS: Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) – partenaire officiel de l’Inventaire. Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN),  Agence fédérale de contrôle nucléaire belge (AFCN), Commission nationale des aides dans le domaine radioactif (CNAR). Ainsi que des élus nationaux tels que les députés participant à l’Office Parlementaire d’évaluation des choix Scientifiques et technologiques (OPECST), et des élus régionaux et/ou communaux.
2) ASSOCIATIONS: Association pour le contrôle de la radioactivité de l’Ouest (ACRO), Les Amis de le Terre, Radioprotection Cirkus, Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD), France nature environnement (FNE), Info nucléaire, Réseau sortir du nucléaire, Robin des Bois,
3) INDUSTRIES et autres PROFESSIONNELS de la filière protection foudre. Les entreprises agréées par l’ASN et l’ANDRA pour la dépose, le transport et le regroupement provisoire des parads.
Avertissement: Les listes ci dessus, sont fournies par ordre alphabétique dans l’unique but d’informer, dans le respect de la diversité des sources et des opinions. Elles ne signifient en aucun cas que le présent site cautionne les idées soutenues par tous les organismes cités. Ceux que nous recommandons figurent à la page « Partenaires-Liens ».

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